Maternité : Le post-partum

Chers lecteurs,

Un grand merci à ma grande sœur, qui est sage femme et m’a aidé dans l’écriture de cet article.

Post partum = période qui suit la naissance de l’enfant, de l’accouchement jusqu’au retour de couches (les règles).

Après avoir évoqué les 6 choses que j’aurais aimé savoir avant d’avoir un enfant, ici, parlons du jour qui a fait de moi une mère.

On est Mardi matin il est 10h52 et je viens d’accoucher de mon premier enfant. Je me suis imaginée ce moment durant 9 longs mois. Plus de démarches de pingouin, de pauses pipi toutes les deux secondes. Plus de possibilité de poser mon assiette et verre sur mon gros ventre. Le match de catch à l’intérieur ? Fini aussi. L’heure de la rencontre a sonné.

On va avoir un bébé

Après avoir poussé pendant 10 minutes, je pose les yeux sur mon bébé et j’ai du mal a le croire. Je ne réalise pas. Les sages femmes le mesure, le pèse mais rien à faire je ne réalise pas. Je me dis juste “C’est bon? C’est tout? ” Ma belle mère est en pleurs alors que moi mes émotions m’ont quitté. Je regarde mon ventre ensuite mon fils cherchant une réponse à une question que je n’ai pas.

Tout va bien, bébé va bien. Papa est heureux, tout le reste de la famille est en joie et maman, ben elle attend toujours que son cerveau percute qu’elle est maman, je n’ai pas de mots pour décrire ce que je ressens. Une fois seule dans ma chambre, je ne peux pas arrêter de fixer mon bébé qui dort à mes côtés. Et dans le calme mes émotions reviennent petit à petit, enfin la nouvelle de mon accouchement est acceptée par mon cerveau. Cet amour qui s’est construit pendant 9 mois se ré installe et fait déborder mon coeur jusqu’à presque le faire exploser.

Ma belle mère me dit de me reposer et profiter. J’ai reçu très peu de visites. Et ça a été une très bonne chose cela m’a permis d’avoir une intimité dès les premiers instants avec moi, moi même et mon bébé. Le soir de l’accouchement devant le miroir de ma chambre, j’ai vécu mon premier bouleversement physique, le corps que j’ai connu avant? Je ne le reconnais plus. Les vergetures m’ont envahi, mon ventre ressemble à du Flamby.

Ce n’est pas ce qui m’a le plus dérangé c’est comment je me sentais. J’avais mal, j’étais fatiguée et ce sentiment de détachement avec mon propre corps que je ne comprenais pas. C’était bien le mien mais en même temps ça ne l’était plus réellement. Et je ne faisais que me poser la même question : “Mais comment je vais faire pour aller aux toilettes ?!”

Maintenant j’avais un super pouvoir : produire du lait. Tu as ça toi? Un super pouvoir qui m’a bien fait mal pendant la première semaine, honnêtement j’ai bien failli laisser tomber. Heureusement une personne bienveillante m’a encouragé a persévérer. Avoir des gens qui nous encouragent dans l’allaitement est tellement essentiel, car c’est facile de baisser les bras.

Et quand je croyais que les contractions étaient derrières moi, sont apparues les tranchées ! Parce que madame utérus doit bien se remettre à sa place en nous faisant mal au passage avec quelques contractions elle aussi…

Mais mon bébé était toujours aussi parfait, après avoir bien compris comment changer une couche, allaiter les choses se passaient bien. L’hôpital a été un vrai cocon pour moi, l’impression d’être dans une réalité en dehors de la réalité. Entre temps j’ai perdu tous les cheveux que je n’avais pas perdu pendant la grossesse, mes hormones redescendaient. J’ai dû faire avec les lochies (saignements post accouchements) et une fois de retour à la maison j’ai dû réajuster toute ma vie. Tout tournait autour du bébé, ce qui est totalement normal mais étrange. C’est comme si il n’y avait pas eu de vie avant lui, que le premier jour du reste de ma vie a été 3 jours avant allongé dans un lit d’hôpital.

Ce qui en revanche n’est pas normal, c’est de se sentir déprimé des jours, voir des semaines après l’accouchement. Je ne parle pas du baby blues mais de dépression post partum. Dans ce cas-là ne restons pas seul, parlons-en à quelqu’un et n’hésitons pas à demander de l’aide autour de nous. L’accouchement nous affaibli physiquement et mentalement il faut être entouré de personnes qui sont là pour nous, nous comprennent et savent nous conseiller. Notre bébé a besoin d’attention, mais nous aussi. Aucune négativité, et interdiction de se comparer aux autres ! Si pour une telle son bébé est super calme et fait ses nuits, tant mieux ça sera aussi le cas pour nous un jour. La patience est de mise quand on a un bébé.

Ce qui n’est pas normal non plus, c’est cette pression que l’on se met à vouloir que tout soit comme avant. À commencer par notre corps, c’est l’erreur que j’ai faite avec mon premier, j’avais honte de mon ventre flasque, mes vergetures sans à aucun moment me dire :”Hey, tranquille tu viens d’avoir un bébé ! “. Ma belle mère me répétait sans cesse qu’il faut 9 mois pour avoir un bébé, il faudra autant de temps pour s’en remettre.

Il y a aussi ce besoin de savoir tout faire bien, tout de suite. Au bout de quelques semaines être au top partout, en ne se laissant pas le droit à l’erreur. Ne pas se laisser le temps de profiter de notre nouvelle vie, de ce nouveau rôle. Oui, il faut bien manger, avoir une maison qui ressemble à quelque chose mais parfois à quel prix? Quand on est face à ce dilemme où on doit choisir entre une sieste, ranger un petit peu ou cuisiner beaucoup, la décision que l’on prend se fait rarement sans pression ou culpabilité surtout quand on se choisit.

D’où encore une fois l’importance d’avoir du soutien, et de savoir dire oui à l’aide qu’on nous propose car il est facile de se laisser submerger par ces nouveaux sentimenrs. De se sentir dépasser et de craquer face à ces challenges inconnus qui font de la maternité ce qu’elle est : unique.

Je garde un très bon souvenir de mes accouchements et de la vie d’après. C’était difficile oui, j’ai fais beaucoup d’erreurs et c’est pour ça que je me suis toujours dit, que si troisième grossesse il y a, je serais plus indulgente avec moi même. Je refuse de vivre avec une quelconque pression qu’elle soit physique ou mentale, venant de moi ou des autres.

Maintenant dites-moi tout à propos de votre post partum, en gardez-vous un bon ou mauvais souvenir? Qu’en avez-vous appris?

Avec amour, Arba.

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